6ème Raid Martin

"Le transpyrénéen"

22 au 28 Août 99

Un périple de plus 700 km

 

Le 6ème Raid Martin avait comme point de ralliement pour son départ, le parking des embruns à Bidart (près de Biarritz), Dimanche 22 Août à 9h30. Extra ! Le temps est au Rendez-vous. "Pourvu que ça dure !".Distribution du paquetage avec Tee-shirt imprimé au Nom du participant, numéro, une carte du trajet plastifiée (sûrement en prévision de la pluie), un sac bandoulière et de l'aspirine et une bombe de spray couleur (ça promet de la rigolade dans l'air).Une petite recommandation : les bombes peuvent exploser sous l'effet de la chaleur. Imaginer la surprise dans le sac ou le coffre...

Contrairement à l'idée de tous, nous parcourerons l'Espagne en longeant les Pyrénées. La caravane des 25 Martin put enfin s'ébranler avec des coffres remplis de pulls, de jeans et de blousons à revendre (les pyrénées devant être un chouia frais qu'il disait Christian B.) sous un 35°C minimum qui ne nous lâcha pas de la semaine.

 

Le Circuit et ses à cotés

Bidart - Pampelune - Leyre - Boltana - Pont de suert - Seu d'Urgell - Andorre - Ripoll - Prats de Mollo - Collioure. 120 km parcourus en moyenne par jour à travers la chaîne pyrénéenne, les lacs, les rios, les cols, les plateaux, magnifiques paysages parfois arides ou verdoyants.

Un temps superbe pour rouler sans capote, mais sans oublier l'écran total pour les coups de soleil et casquette obligatoire pour protéger une tonsure naissante pour les uns et pour éviter une perte de temps en démêlage capillaire pour les autres. Visite du Monastère de Leyre, de l'église Ste Maria d'Urgell, et des petits villages typicos Espagnoles.

Les Jeux

Les Jeux organisés ont permis l'intégration de tous. Nous allons détailler un peu plus ces fameux jeux.

Formation des équipes de 4 voitures. Au 2ème jour du Raid, les épreuves commencèrent : une boucle de 100 km devait nous occuper avec à la clé un "Jeu de Denis", utilisation des bombes de couleurs lavables à l'eau et travestissement des hommes en femmes et vice versa, y compris déco des voitures, bouquet de fleurs sauvages. A l'arrivée de l'épreuve, les Drag Queens ont magnifiquement joué leur rôle avec quelques One Man Show et les femmes ont opté pour un travestissement typico loubardo, les tatouages ayant fait irruption sur les bras.

Le 4ème jour fut décrété épreuve sportive avec saut de balançoire, quatre pattes, saute moutons, portées et sillonnage, questions et réception finale sur poubelle. Après l'effort, le réconfort : cela valait bien une sangria géante pour tous.

 

 

Les Piques Niques

Les Piques Niques furent quant à eux en amélioration constante. Nous étions parfaitement rodés :

  • Apéros : Bières, Sangria et pour finir Pastis et Martini après notre passage en Andorre. Les glaçons et les mini-glacières furent très appréciés.

  • Repas :Jamon, Saucissonnes, pan, queso, vino roso.
  • Sieste.

Au bord du lac près de Hoz de Jaca, les parapluies (mais oui, ils nous ont servis) furent déployés pour se protéger d'un soleil de plomb car les bosquets manquaient cruellement. D'autres utilisèrent une bâche qui semble t'il pris feu.

L'ombre fut notre seule priorité lors de la recherche des coins pique-niques. Prats de Mollo (côté français) fut notre seul repas sous les ponts (pas pour l'ombre mais pour la pluie).

 

Les Campings et leurs joies

Couché de soleil sur le lac de Yesa. Un camping en bordure du lac, nous accueillera durant 2 nuits. Les autres jours, nous n'avons pas échappé à la corvée pliage/dépliage de la toile de tente...Bien plier était impératif car nos coffres sont petits.

 

Le choix se porta très vite sur l'option Piscine avec à la clé tarifs et sangrias négociés. La chaleur nous forçait à la détente. Le montage et le pliage de la tente étaient notre seul effort physique.Perception du maillot de bain et rigolade en milieu aquatique.

 

Les Repas

Après une douche bien méritée, regroupement autour de la table pour des apéros espagnols gigantesques. Mais pourquoi donc, triple t'il les doses ? De fait, nous étions tous d'humeur joviale.

Notre passage en Andorre fit prendre aux apéros une autre tournure. Les nuits furent souvent agitées. Le voyage de la tente de Robert et les rentrées tardives et bruyantes de certains ne furent pas seules à les perturber, les ronfleurs avaient pris le relais.

Pour les repas, nous nous retrouvions une bonne quarantaine autour de la table : Salades (presque toujours les mêmes), beignets, frites, croquettes, Paellas, vin et cafés. Rigolades toujours au R.V . avec les chansons de Denis.

 

Sport

L'activité surprise de la semaine fut organisée sur le tas par Jean Louis. Après vote nous partirons rejoindre l'étape suivante, uniquement après s'être essayé au RAFTING pour les plus courageux. Il ne va pas s'en dire qu'à jouer dans l'eau, certains y tombèrent. N'est pas Jean Yves et ..... ? Aucun noyé, ni hélicoptère de secours, mais une bonne rigolade et engueulade.

 

Les Pannes

Elles nous apportèrent le piment quotidien d'un raid. Le temps des croyances : Le N°13 (Gérard et Thérèse H.), Il semblerait que ce numéro de superstition apporte bien des soucis dès le 1er jour de Raid. Et comme le dit le proverbe " Jamais 2 sans 3 ". Résultat : une rotule, une bobine et une centrale clignotante.

Quant à Alain L. qui croyait ne plus avoir de seconde dès le 1er jour, tout ça pour une petite vis qui bloquait le levier. Mais Jésus et son canif mini-miracle apparu.

Et Claude N. qui lui croyait avoir cassé sa boite. Tout juste une tension du câble d'embrayage et l'affaire était réparée.

 

Les plus grosses frayeurs : Christian B. cassa sa barre de Panhard à jouer dans les virages et sur les bosses.

Mais les bricoleurs ont réponse à tout. Une branche emmanchée dans la barre et quelques mètres de fils de fer liant les 2 points de fixation permettront de reprendre la route (de montagne).

 

Et Jésus nous retourna une coupelle de cylindre de roue arrière. Difficile de freiner dans les descentes. Mécano, oblige !

Les autres : Jean Louis D. : "Mais non, nous ne sommes pas filmés. Jean Louis est réellement en panne". Ouf ! Fausse alerte, les bidons d'essence lui serviront rapidement à redémarrer.

 

Anecdoctes

Allez il nous reste à vous raconter quelques anecdotes :

  • L'éparpillement du convoi nous vaudra de se retrouver dans 2 campings pour la 3ème nuit : le vainqueur fut bien sûr celui qui possédait la piscine.

  • Tournée générale à Roncal (à vérifier) lors de nos pauses Cervezas. Tout avait bien commencé. Rencontre avec un chanteur d'opéra qui nous invita gracieusement au champagne. Et c'est là que tout vire : Le caractère espagnol de ses congénères lui valu un conflit. Début de bagarre avec en prime le verbe haut et fort. Cause : un Espagnol ne chante pas en Italien. Tout finit bien, comme de bien entendu !
  • Du jamais vu : Pour sortir de Pampelune, rien ne vaut une escorte policière qui nous mènera directement sur la nationale.
  • Et dans la suite de la série policière : Parking gardé dans le centre de Collioure uniquement pour le Raid. Notre aide : bientôt un nouvel adhérent au Club résidant à collioure et qui était venu nous accueillir avec sa Seven.


Ce " bref " compte-rendu, rappellera à certains des souvenirs et à ceux qui ont du partir plus tôt ce qu'ils ont loupé. Mille excuses pour les oubliés.

Et surtout, un grand merci à Jean Louis pour l'organisation de ce raid et à tous ceux qui ont participés à le rendre vivant et agréable pour tous.

Merci à Nathalie et Patrick pour l'article dont est inspirée cette page.