Editorial
A plus de 180, cela pousse toujours autant
derrière, l'adhésion au Club Martin est une source
intarissable. Il ne se passe pas une revue sans que l'on vous
annonce de nouveaux membres.
Merci pour vos nombreux articles et vos nombreuses
annonces : du coup, la revue augmente une nouvelle fois sa
pagination, pour notre et votre plus grand plaisir. Oui, oui,
continuez à nous écrire !
Ces pages vous conterons la sortie Melun ainsi que
Stoneleigh. La sortie centre viendra juste d'avoir lieu, sa
destination aura été gardée secrète
jusqu'au bout, et nous y aurons sûrement fait exploser
l'Audimat.
Le raid Martin 98 est bouclé, vous n'avez
plus qu'à faire vos valises, et bien sûr
réviser vos voitures. Le Portugal est à vous... CHAUD
devant... CHAUD... ! ! !
Denis Turrou
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Souvenirs d'une époque
où le super était plombé et l'airbag pas
à la mode
ou Histoire de la Super Martin Turbo
Chaque client Martin était unique.
Chaque commande était une aventure.
Un homme au goût sûr, et à la
confiance totale, passa commande en 1989 aux établissements
Martin Production de la future bombe roulante : la MARTIN TURBO
(exemplaire usine resté unique ?...).
Son goût sûr permit de définir une voiture blanc
nacré Alpine, intérieur cuir rouge avec
surpiqûres en losanges, capote rouge, et ses plus de 100kg
imposant une fermeture éclair supplémentaire au
centre de la capote ! ! ! Toujours des solutions innovantes.
Il attendit de nombreux mois sa merveille car la mise au point d'un
tel monstre demanda quelques mécaniciens et de nombreux
essais... Il était obligé d'attendre, il avait
laissé en acompte une BMW 745I...
Définition technique :
-
Châssis GMO
- Pont AR Taunus (occasion)
- BV5 Ford Sierra (occasion)
- Moteur Ford CVH Escort RS Turbo 135CV (le moteur
transversal ayant été monté en
longitudinal)
- Train AV défini sur le véhicule
avec des fusées Ford Sierra et disques ventilés
AV
Tout avait été installé
en... vrac, échangeur électronique et, pour loger le
turbo, la cintreuse avait fait des merveilles : il était...
sous la colonne de direction.
Nous avions tous été grisés par les essais
presse de la fameuse Donk'Turbo, alors... chez Martin...
Les essais routiers se faisaient sur route ouverte sans capot, sans
ailes, sans nez AV, sans plaques, et bien sûr sans
homologation...
Pour ce nouveau modèle, un autre client,
changeur de sa Martin 1600 GMO, fut invité en
avant-première. Un certain Denis Turrou... Il voulait plus
de chevaux ? Il ne fut pas déçu...
En dessous de 3.000trs/mn, rien, et puis d'un seul coup la
puissance arrivait en vrac, le pont rigide faisait ce qu'il
pouvait, et là il fallait que la voiture soit en ligne... et
la route sèche...
Denis ne passa pas commande ce jour-là.
En effet, au bout de quelques kms, le refroidissement du turbo
lâcha, et le turbo aussi. Le pare-brise se couvrit d'huile,
et le moteur se mit à claquer comme une tondeuse à
gazon... Demandez à Denis...
Si vous croisez dans le Sud-Ouest une Super
Martin blanc nacré avec, sur le capot, deux très
très grosses prises d'air, vous serez en présence
d'une véritable voiture de collection : la Super Martin
Turbo usine n°1, voiture de collection unique par sa
définition et toute son histoire...
Bruno Betus
NDLR 1 : Pour les rares qui ne le
connaissent pas, Bruno était le responsable commercial
(doué) de chez Martin.
NDLR 2 : Si, par une incroyable déveine, l'homme qui
avait initialement commandé cette voiture lit cet article,
il doit maintenant être passablement énervé par
les remarques concernant son " goût sûr "... Message
à l'homme (" de plus de 100kg ", gasp) : ne pas taper sur la
Rédaction, qui n'y est pour rien, mais taper sur
Bruno.
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Mémoires d'un âne (qui ne s'appelle pas Martin) et
d'une Seven Suite des numéros 10 et 12 (et errata 13)
Toussaint 92. Juste au dessus de la fausse fosse
(*), je roule ma caisse sans me presser avec mon petit palan et je
descends dou-ou-ou-cement dou-ou-ou-cement le moteur
entièrement nu accouplé à la B.V. 4 avec un
embrayage neuf qui colle bien mais qui colle (je m'en suis
aperçu depuis). BV4 pour le passage des mines (**) qui,
comme nous le savons, est toujours piégé...
Après quelques quarts d'heure d'essais, à genoux, de
réglages multiples des sangles de parachute qui
suspendent/sustentent le groupe, de vilains coincements de doigts,
d'innombrables montées, remontées, cliquetis du palan
pendant lesquels surtout je ne m'énerve-nerve-nerve-NERVEUX
PAS... d'un coup la BV bascule librement dans le tunnel. Ce serait
exagéré de dire que je vois la fin du tunnel, mais
l'opération m'a paru si aléatoire, si peu
reproductible, surtout seul, que c'est décidé : le
moteur est en place, il est là et bien là, et il n'en
sortira que par la force des bielles coulées ou la puissance
su moteur deux litres.
Je me rends compte à cet instant
précis que j'ai oublié de placer le joint en papier
entre l'embrayage et le corps de boîte, quelle cloche ! La
cloche d'embrayage bien sûr... Trop tard ! Je ne change pas
d'avis. Depuis, çà marche bien, sans fuir. Tant pis
pour E Max ! (***)
Accouplement rapide du pont au moignon d'arbre,
fixation des trois supports du groupe moteur-boîte. Celui de
l'avant-gauche paraît fragile... eh bien, il l'est !
Vient le tour des freins souples de Goodridge (de
Melun) - aucun problème pour placer l'ensemble... juste un
peu long à purger.
Je passe alors " officiellement " au design du
tableau de bord. Autant dire qu'il faut que je me décide...
Cela fait des semaines que je dessine des tableaux de bord. J'ai
même fait des maquettes en contreplaqué et en
grandeur, avec des cadrans en papier, des faux boutons (mais des
vrais bouchons de dentifrice) et j'ai photographié,
comparé, essayé sur la Seven...
Petite anecdote : il y a -hum- quelque temps, voici
que je dévalais les petits virolos qui mènent de mon
Ecole-logis caussenarde à la pompe à essence de la
vallée voisine... d'en coup, un limaçon n°94
déguisé en véhicule, bleu diesel, me bouche le
panorama et me pue au visage... On en trouve quelques-uns par chez
nous, pendant les vacances d'été... Au premier
tronçon de ligne droite, je mets
l'accélérateur dans le coin : la Seven, avec ce
grondement mâle qui me noue l'estomac, passe le
gastéropode malodorant et surpris quasiment ventre à
terre... VRAOUM... et j'accélère encore et prfroutt !
les quatre billets de 200 francs (donc 4x30 euros), que m'avais
cérémonieusement comptés la veille au soir le
CESAR du coin, giclent de la poche de ma chemisette... un peu de
circulation... mon sang, mais c'est bien sûr, ne fait qu'un
tour... le temps de faire demi-tour, revenir sur les lieux,
chercher, s'apercevoir que le Val de Marnais a été
plus rapide que moi... sauter dans la Voiture et le rattraper - il
n'y a qu'une seule route pendant des kilomètres...
Impossible je descendais, presqu'à sec, en ville faire le
plein de super... Je suis retourné au Crédit
Agripaille chercher les 600 derniers francs auxquels je pouvais
prétendre cette semaine-là. Quand CESAR m'a
dégurgité mes biftons, je pensais : reveni (sur les
lieux), rien vidi, reparti (la queue entre les jambes) ! Il ne
manque pas un bouton à mon tableau de bord, certes, mais il
en manque un à ma chemise... Colette, mon épouse
légitime, prétend qu'il manque également une
case quelque part... sans trop préciser.
C'est pour cela que j'ai creusé un
vide-poche et que je pense sérieusement à
l'équiper d'un abattant dans les années qui
viennent.
Marc Pihouée
Notes
-
Elle est marquée au sol, les planches
épaisses de bois ont leur place au sein de la dalle de
béton, mais elle n'est pas creusée... on a bien le
temps de creuser sa fosse !
- Qui s'appelle DRIRE maintenant.
Défense de rire ! (1)
- Voir la définition de " E max "
dans le numéro 12
NDLR
(1) Ce n'est pas le CNRV ? Défense de
s'énerver !
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