
EditorialEncore une année bien remplie pour le Club Martin. En avril, ce fut Melun où vous avez pu tester les accélérations de votre voiture. En mai, ce fut la virée anglaise avec l'incontournable Stoneleigh. Puis il y eut le week-end de Pentecôte où, venant de toute la France, nous vous avons fait vous croiser avant de vous retrouver à Chenonceaux. Puis fin juin, les Martin ont débarqué en Normandie. Fin août, le Raid Martin au Portugal, 4.000 km d'endurance et de plaisir, un régal... Il est maintenant l'heure de la sortie Beaujolais de fin septembre où nous allons nous retrouver très nombreux. Dommage pour octobre, le circuit de Folembray est annulé. Mais nous nous retrouverons encore en novembre pour l'Assemblée Générale qui aura lieu dans le bordelais. Une belle occasion de visionner les films et photos de toutes ces sorties, et de préparer ensemble le planning 99 qui sera encore très bien rempli, vu l'enthousiasme dont vous faites tous part. Alors, chers amis, à bientôt. Denis Turrou |
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Comment est né le site Internet du ClubChers lecteurs et lectrices assidus, après la technique (ici automobile) parlons technique (là Internet....). Mais ne prenez pas peur pour autant...je vais essayer d'être clair. Euh, j'ai dis essayer !... La genèse Quand on aime bricoler, rien n'est impossible et plutôt que de se précipiter dans la première boutique venue (à cette période de fin d'année, les promos sur les micros étaient nombreuses), il est beaucoup plus amusant de monter son micro soi-même. Comme un kit, tout est disponible en pièces détachées et s'assemble aisément, contrairement à certains kits où de petites modifs sont nécessaires... Et, après quelques soirées et kms à la recherche des boutiques les moins chères, me voilà l'heureux propriétaire d'un micro. Pour les connaisseurs : compatible Pentium 166MMX - carte mère TX Pro II, 32 Mo SDRam, disque dur 3.2 Go UDMA, modem 56K. Un micro, mais pourquoi faire ? L'exposer dans mon séjour ? Faire des jeux ? Mais non, allons voir ce qui se passe sur la grande toile. Autrement dit Internet. Favorisé par un contexte professionnel favorable (euh, je travaille dans l'informatique mais rassurez-vous je me soigne), j'ai eu la chance de pouvoir surfer, gratuitement, et comprendre comment il fallait s'y prendre. Alors si d'autres ont réalisé un site, pourquoi pas moi ? Mais avant tout, il faut trouver un thème...euh...monter un site perso ? ....mais c'est, bien sûr ! Je vais construire le site du club. Un petit coup de fil à Denis, Robert...ok, ils sont d'accord pour le principe, reste à faire mes preuves. Maintenant que j'ai le thème comment faire ? Existe-t-il un "kit" ? Hélas non...il va falloir se débrouiller seul, sans les conseils de Georges et son manuel, sans les conseils des copains... Glups, dans quelle galère me suis-je mis ? L'un des intérêts d'Internet est que l'on peut y trouver une infinité de logiciel de création de page en version d'essai ; il suffit de les télécharger, c'est à dire les rapatrier sur votre PC. Et là, je peux dire que j'en ai essayé une ribambelle, au moins 15, avant de trouver celui qui me convenait, WebExpress pour ne pas le nommer. Etape suivante, trouver un "look" général au site. Comment vais-je organiser l'écran ? Où vais-je placer le titre ? Et là, pas de secret, tout est une question d'essai , de réglage, j'essaye ci, j'essaye çà. Après plusieurs essais, l'allure générale est trouvée avec une barre de menu à gauche et des pages défilantes. On parle de frame qui se traduit aussi par cadre ou ...châssis ! Reste maintenant à agrémenter de photos, images en fond de page (le blanc, c'est bien mais salissant !) et à se taper du texte mais là, c'est plus facile, car il y a la revue qui me permet, à moindre frais, de reprendre du texte au kilomètre. Merci Christian et la rédaction... Nous sommes en Janvier, les pages commencent à s'accumuler...mais comment faire pour les publier ? Mygale Pourquoi le nom de Mygale ? Parce que Internet est souvent comparé à une toile !
Maintenant, j'ai toute la batterie de logiciels pour créer mes pages puis les mettre à disposition sur Mygale. Le premier envoi à lieu, moment solennel, le 24 Janvier 98. Quelques semaines s'écoulent, le site s'enrichit mais peu de visites. Et pour cause...pour qu'un site soit visité, il faut qu'il soit connu de ce qu'on appelle des moteurs de recherche, c'est-à-dire des sites dédiés à la recherche d'autres sites en fonction de mots-clés, thèmes. Et là, gros boulot, car il faut aller, un à un (bonjour la facture téléphonique), sur chacun de ces moteurs et soumettre le site pour qu'il soit référencé, c'est-à-dire qu'il soit cité quand on tape le mot Seven par exemple. Et le résultat est éphémère car des milliers d'autres Webmaster (administrateurs de site) passent après vous et faussent la donne ! Bref, j'en serai quitte pour revenir référencer le site régulièrement... Le contenu
Et pour corser le tout, j'ai cherché à mettre une "dose de technique" dans chacune d'elles puisque j'ai été amené à créer des petites images animées par exemple, une Seven qui démarre après avoir fait un appel de phare, un clignotant de Cobra Martin qui clignote effectivement. Internettement parlant, on appelle ca une image GIF animée. Chaque page inclut également un petit programme s'exécutant automatiquement (pour les experts, en Java ou Javascript) permettant d'afficher des panneaux lumineux avec messages, faire défiler un texte déroulant ou simuler le passage d'une lampe sur le logo du club....Bref, je m'amuse beaucoup ! ! ! Voici quelques faits marquants de l'évolution du site :
Comme vous pouvez le constater, le rythme reste soutenu mais l'inspiration diminue. Que vais-je pouvoir mettre maintenant ? Constat (amiable)
Le cap des 2000 visites a été franchi le 26 Juillet, soit 6 mois pile après la première mise à jour du site. Au 1er septembre, nous en étions à 2500 visites. Parmi nos visiteurs, citons :
Principal constat, plutôt positif à mon avis, le site draine toutes les personnes s'intéressant aux kits en France. Il faut dire qu'il ne doivent pas trouver grand chose en dehors de nous... On me pose des questions sur le processus d'homologation, sur la fiabilité et l'usage au quotidien de nos voitures, on me demande également mon avis sur d'autres constructeurs tel que PGO, Westfield, Boschetti pour sa réplique de Porsche 550RS.... La suite... Au tout début, j'ai "inventé" un terme, les " Martinternautes ", pour qualifier les possesseurs de Martin disposant d'une adresse email. Ils sont à ce jour 17 et ont droit à quelques faveurs, notamment l'annonce en avant-première des modifications apportées au site. Alors faites comme eux...venez rejoindre le club sur Internet... Au fait, dernière précision, les
adresses du club sont : A bientôt et bon surf ! ! ! ! Pascal SOCHA, Webmaster, à votre service.PS : J'espère avoir été assez clair dans mon récit. Si le phénomène Internet vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter pour vous aider dans votre démarche : choix du fournisseur d'accès, des logiciels, conseils pour construire votre propre site, etc... |
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Un plaisir mérité.Essai de la Donkervoort. D'abord, et c'est le premier effort, il faut prononcer le nom de la voiture. Son constructeur -hollandais- voudra bien nous pardonner, mais à vrai dire il faut l'éternuer : ce n'est pas une Donverkoort, ni une Dontkovert, encore moins une Konverport, c'est bien une Donkervoort. Il s'agit de cette réplique modernisée de la Lotus Super Seven qui enchanta notre adolescence. Les plus cultivés d'entre vous feront aussitôt référence au feuilleton " Le prisonnier " où l'homme-qui-n'était-pas-un-numéro roulait en Super Seven à chaque générique avant d'être fait... prisonnier. Personne n'a jamais su si Colin Chapman avait réalisé là une voiture de compétition utilisable en ville ou une voiture pour halluciné britannique qui joue au pilote de course. Ce n'est pas un reproche et la comparaison que nous allons faire fera sourire de bonheur le fantôme de Colin : certaines Bugatti, telle la 37, n'étaient-elles pas de cette eau ? Les Lotus Super 7 ont couru entre elles car personne n'a jamais su dans quelle catégorie les ranger, entre les motocyclettes et Triumph TR3. Si mes souvenirs sont exacts, il y eut dans la France entière des compétitions, parrainées par Ford, utilisant des 7 aux couleurs de chaque région et qui permirent à pas mal de pilotes débutants de s'amuser au ras de la piste. Aujourd'hui un ami, grand frappé d'automobile devant l'Eternel, Michel Toulouze, directeur de Canal Jimmy et de bien d'autres choses à Canal Plus, court le dimanche sur sa 7 garantie d'origine. Mais penchons-nous sur cette réplicar et le verbe " pencher " n'est pas trop fort. Après la prononciation, deuxième difficulté : entrer dans l'engin. Gentiment, le chef des essais de ce beau magazine me donne le mode d'emploi. Il s'agit, je résume, de passer une jambe, de plonger la tête vers le siège passager, puis de réussir à glisser l'autre jambe. En position capotée, bien sûr. Sinon, on sautera dans le baquet d'un geste élégant. Nous sommes assez fier d'avoir réussi l'exploit : les autres peuvent se rhabiller à Vitatop. Mon conseil : ôtez votre briquet de votre poche car le baquet est vraiment très étroit. Mon deuxième conseil : si vous avez les pieds larges, renoncez à l'achat, le pédalier est si rapproché que vous réussissez le " talon / pointe " en permanence. Alors seulement, le volant -de la taille d'une pièce de dix francs- entre les mains, vous vous demandez : mon Dieu, pourquoi suis-je tombé si bas ? Je veux dire, pourquoi suis-je assis par terre. Dire qu'elle est basse la Donk (je simplifie), c'est peu dire. Mais sitôt le contact mis, tout change. Vous avez 140ch, là, juste devant, qui font un boucan d'enfer ; chaque mégot sur lequel vous roulez vous envoie cogner la capote, et votre main gauche, sortie par la portière en toile, hésite encore : se brûler à l'échappement qui court le long de la carrosserie ou racler le bitume, originale lime à ongles. Soudain une immense roue est à votre hauteur à côté, que dis-je, plus haute que vous. Est-ce un monstrueux 4x4 ? Il vous dépasse. C'était une Golf. Au feu rouge, vous ne voyez que les jambes des femmes, ce qui n'est pas plus mal. Et d'ailleurs vous ne voyez pas le feu rouge. Décapotez (comptez dix minutes avec un ami, le double si vous êtes seul) et vous retrouvez un plaisir, peut-on le dire, comme un pétard baba-cool, tressautant les cheveux au vent, les fesses par terre, le bruit, le long capot devant et surtout, surtout, tout le monde qui vous regarde. Il faut être fou pour acheter des voitures comme çà. Vous n'allez pas me croire, en fouillant dans la poche boîte à gants, j'ai trouvé un... préservatif. Précédent essayeur croyant pouvoir réaliser la chose à l'intérieur ? Ou Hollandais prévoyants ? Mais après tout, c'est aussi utile qu'un airbag. (*) Philippe Aubert était l'excellent chroniqueur d'Europe 1, aujourd'hui décédé. |