MARTIN-BIS?
Est-il envisageable de créer,
aujourd'hui, une société réalisant des
répliques de Lotus Super Seven, comme le faisait, en son
temps, G. MARTIN ?
Cette question, je l'ai posée à
l'ensemble des membres du club qui possèdent une boîte
à lettres électronique et voici, en quelques lignes,
la synthèse des réponses reçues, à ce
jour.
Pour tous, l'obstacle difficile voire impossible
à franchir est le problème lié à
l'homologation du véhicule.
D'un côté, nous avons les
optimistes, qui pensent que l'investissement lié à
l'homologation doit pouvoir, avec une bonne étude marketing
et un prix de vente raisonnable, être absorbé
rapidement.
Cela est beaucoup plus nuancé chez les
perplexes, qui voient dans cette aventure, une dépense
d'énergie maximale, sorte de parcours du combattant de la
réglementation française. Pour eux, en
considérant la situation la plus favorable, cette entreprise
permettrait au plus, de faire vivre ses propres
employés.
Pour les sceptiques, le problème vient
aussi de l'évolution du marché, qui propose
aujourd'hui, des véhicules de loisir à un prix de
vente comparable à celui d'une hypothétique
réplique de Super Seven.
La solution d'importer des kits de fabrication
anglaise sur notre territoire, ne règle pas les
problèmes liés à l'homologation du
véhicule et, il est peu probable que
l'homogénéisation de la législation des pays
de la communauté européenne, dans ce domaine, soit
basée sur celle de nos amis anglais.
Le mot de la fin ou plutôt le chiffre de
la fin, sera communiqué par notre président, qui me
rassure en me précisant qu'il est possible de relancer la
production et l'homologation des automobiles Martin, si on parvient
à réunir un capital de 3 MF ! De plus, celui-ci me
précise que la rentabilité de l'entreprise n'est pas
assurée.
On a beau être animé par une
passion incommensurable, il y a des chiffres qui vous
ramènent bien vite les pieds sur terre.
Merci à tous les e-mailers du Club.
Philippe OLIVIER
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