La revue "Online" Extraits de la revue du club La revue "Online"

N°24 - Janvier 2001

 

EDITO

Encore une année de finie, j'espère que cette année 2001 nous apportera autant de plaisir à rouler MARTIN. Vous découvrirez dans cette revue le compte-rendu de l'assemblée générale, le planning de cette nouvelle année ainsi que bien d'autres articles concoctés par tous les artistes qui ont bien voulu participer à son élaboration. Alors, bonne route pour cette nouvelle année et au plaisir de se retrouver au gré des sorties.

Amicalement.

Denis TURROU

 

MARTIN Blues

Un Martin bleu à l'essai, par Pascal SOCHA

Vous ne le connaissez probablement pas, à l'exception des martinternautes qui ont eu la curiosité de visiter la section "moto" du site, Samuel Lefour est un jeune passionné de moto Martin qui depuis le début de l'année m'approvisionne régulièrement en articles, photos issues de ses archives. Il a couvert toutes les manifestations motos de cette année à la recherche de moto Martin qui figurent maintenant sur notre site.

En contact via email depuis Septembre 1999, nous n'avions jamais eu l'occasion de nous rencontrer mais cela allait bientot être chose faite : Rendez-vous est donné Dimanche 6 Août 2000 à Rennes. Le trajet Champigny-Vitré s'effectue sans encombre mais je passe une bonne partie du samedi après-midi à arsouiller sur les routes bretonnes avec un gendarme en tant que copilote. Résultat des courses : une auto qui ne tient plus le ralenti. J'essaye de régler les vis de ralenti de mes Weber...en vain. Elle est peut-être trop chaude et je préfère laisser la nuit s'écouler en espérant qu'elle tourne de nouveau correctement. Entre-temps, on me rapporte un écrou qui doit sûrement venir de mon auto mais d'où ?

Dimanche 9h, tour de clé, rien ne va. Et c'est avec une Seven toussotant que je relie Vitré à Rennes (30 km). Est-ce la fraîcheur de ce dimanche mais en route, j'ai l'illumination : c'est un écrou de fixation des carbus ! Une prise d'air est sans aucun doute à l'origine de l'instabilité du ralenti. Arrivé au point de rendez-vous - Samuel Lefour n'est pas encore là - je démonte le filtre et ai confirmation du diagnostic : il ne reste qu'un seul écrou (déserré) sur les 4 originaux. Je me glisse sous la voiture pour refixer le tout et c'est dans cette position que j'entends une moto se rapprocher... C'est Samuel et son Martin à moteur 1100 GSXR. J'avais déjà eu l'occasion de l'admirer en photo et je peux maintenant le découvrir grandeur nature. Bleu clair légèrement métallisé, strié d'une bande blanche sur son échine, il en impose avec sa bulle et son guidon bracelet. Son cadre chromé à structure latérale (la deuxième génération de cadre après les cadres poutre) enserre le moteur tout de noir vêtu, le bras oscillant est bien entendu un "Uniflex" Martin.

Nous entamons la conversation sur nos bolides respectifs tout en reprenant le resserrage de mes carbus. Après 30mn, tout est rentré dans l'ordre et nous allons enfin pouvoir prendre la route, Samuel au volant de ma Seven et moi au guidon de son Martin.

Après avoir reculé le siège au maximum (il me dépasse de 2 bonnes têtes !), Samuel se glisse dans l'habitacle. Heureusement que je lui avais suggéré de venir en chaussures étroites car les pédales lui semblent bien rapprochées... Quelques recommandations (appuyer sur le bas de la pédale d'accélérateur, l'embrayage dur...) et c'est à mon tour d'écouter ses recommandations (freinage léger d'abord sur la roue arrière puis sur l'avant, emplacement de l'interrupteur général qui remplace la clé de contact). Un coup de démarreur et le monstre s'éveille aussitôt. J'enjambe le Martin. Dieu que le cadre est large... Sélecteur, pédale de frein, repose-pied, guidon bracelet, sabot moteur, selle monoplace et dosseret, tout suggère la vitesse.

J'enclenche la première et pars derrière Samuel qui ouvre la route. Mes genoux trouvent place entre les 2 tubes supérieurs du cadre, à croire que cela a été conçu pour. Quelques centaines de mètres et nous nous engageons sur la 4 voies qui relie Rennes à Vitré. Visiblement, Samuel est à l'aise puisqu'il prend peu à peu de la vitesse. Je suis à quelques mètres à bonne allure. Nous doublons plusieurs automobilistes qui sont loin de croire que ces 2 bolides ont été conçus par le même homme. Pas de clignotant (le Martin n'avait pas de centrale clignotante à l'origine), un minuscule rétro fixé à l'extrémité de la poignée gauche, tout porte à croire que le Martin n'a pas été conçu pour une utilisation quotidienne. Le moteur coupleux reprend dès les plus bas régimes mais la démultiplication me semble très courte.

A 140, je cherche à enclencher un rapport supérieur mais en vain. Samuel fonce et je me souviens alors avoir omis de lui préciser que le compteur bien que marqué km/h était en "miles martin". Quelques kilomètres plus loin nous sortons de la nationale pour prendre des petites routes. En ville, pas de problème, la moto avance sur un filet de gaz. Même s'il s'agit d'un moteur kité, les réglages ont été bien faits et la moto se montre très souple. En sortie de village, je tourne la poignée et le Martin prend de la vitesse... Samuel aussi. Sur les départementales, je prends le temps de détailler le poste de pilotage du Martin : compteur, compte-tour entouré par un tête de fourche en fibre de verre et bulle en plexi. La position bien que sportive (jambes repliées, torse couché sur le réservoir et bras tendus) se révèle moins éprouvante que sur la dernière sportive que j'ai essayé (Yamaha R1. Merci Jean-Marc). La route serpentant dans la campagne vitréenne me permet d'apprécier le comportement joueur du Martin. Entrée de Vitré, halte photo et premiers échanges de commentaires. Je lui parle du compteur en Miles, il s'était bien douté de quelque chose car les autres autos doublées lui semblaient se traîner. Enthousiasmé par le comportement moteur de ma Seven, il atteste que l'auto n'est pas à sa taille (pieds à l'étroit et tête au dessus du pare-brise). A mon tour de lui donner mes impressions générales (cadre large, position sportive mais "supportable", moteur coupleux, transmission courte). Samuel me donne quelques précisions sur son Martin : sabot moteur récemment monté avec quelques difficultés (normal !), jantes italiennes en magnésium (les jantes moto Martin ont bonne réputation ! Les fourches fabriquées par Georges un peu moins).

Nous reprenons notre conversation en terrasse d'un café, nos deux Martin garés côte à côte bien en vue. Les badauds s'arrêtent pour les détailler. Je ne sais pas s'ils font le rapprochement entre les 2 engins. Pendant plus d'une heure nous échangeons nos vues sur nos engins, les quelques possesseurs de Martin, la possibilité d'organiser un rassemblement moto...

Samuel m'avoue que depuis qu'il possède son Martin, les contacts avec les autres motards ont changés : d'anonyme sur ses précédentes motos japonaises, il appartient maintenant à un cercle d'exception. A plusieurs reprises, nous relevons de nombreux points communs entre les possesseurs d'autos et motos. Nous nous quittons finalement en se disant "On se revoit bientôt" et c'est sûr "il faut qu'on organise quelque chose en commun"

PS : vous pourrez suivre toute la restauration du MARTIN de Samuel LEFOUR sur le site www.motomartin.com.

Pascal SOCHA

 


Une Martin bleue à l'essai, par Samuel Lefour

31 juillet 2000... Tiens, un mail du "Club Automobile Martin" dans ma boîte de réception, Pascal SOCHA, le webmaster du site du club, qui m'annonce qu'il sera à Vitré, le week-end prochain... Vitré, c'est à 40-50 bornes de Rennes, alors l'occasion de se rencontrer était OBLIGATOIRE, une moto et une auto martin, c'est la rencontre choc de deux productions pensées et assemblées par le même homme. Cerise sur le gâteau, Pascal me propose de s'échanger les véhicules le temps de quelques kilomètres.... Tic tic tic tic tic.... hmmmmmmmmm....

Ok, ça marche, l'occasion est à saisir, l'idée me plaît, rendez-vous à Rennes le dimanche suivant, à 10 H.

Dimanche 6 Août, matin, réveil... Le ciel est gris, tant pis!

Je descends au garage, dévoile le Martin, puis le libère de ses menottes. Pas intérêt de faire des caprices ce matin, pas de coupures, pas de ratatouilles, pas de pipi d'essence, pas de carburation aléatoire, je veux du 10 / 10. ça va faire deux, trois mois que le moteur tourne comme une horloge (depuis le passage au sans plomb 95- bizarre !), c'est pas le moment de me foutre la honte!

Coup de Start, ça pète, le Martin prend tranquillement la direction du lieu de rendez-vous. Sous un ciel bien tristounet, je m'approche du parking de Carrefour Cesson, et là ! pile au rendez-vous, une forme bleue attend, à côté des pompes à essence, une automobile qui flash, qui ne passe vraiment pas inaperçue, un roadst.... un coup... un proto... une.... Un... j' sais pas! Jamais vue!

Plus je m' approche, et plus je découvre la forme rare, mais aussi démontée, un capot bleuté est posé sur l'herbe, un filtre à air... son propriétaire lui est courbé, les mains dans le moteur, là, je sais : c'est une Martin ! (...) non, je plaisante, simple problème de carburateur sautillant, qui empêche la belle de tenir son ralenti... les présentations commencent alors dans une séance de mécanique....

Réunis ici pour la passion d'un même nom, il y a juste la forme qui change, juste le nombre de roues, et la forme des commandes... bon...! puis la position... la taille du moteur ... le concept du cadre... ceci... cela....

Mais au fond, c'est la même rareté, le même style qui fait que chaque engin est UNIQUE, l'effet de personnalisation qui pourrait mettre ces pièces en collection, derrières des rambardes, dans un musée dédié aux œuvres des mécaniques artisanales et presque anonymes.

Mais tout cela est devant nous, sur un parking très vide d'un Carrefour très banal... ce qui n'empêche pas les automobilistes (du coup, tellement banals eux aussi, dans leurs voitures de série) qui vont et viennent se servir en carburant, de regarder une infime partie du musée, ici, là, devant eux ( ? ) . Même une fourgonnette de police est venue nous scruter, c'est dire...!

Le bloc carburateur bien revissé, notre essai peut alors commencer. L'auto Martin ronronne, et l'aiguille ne bouge pas d'un poil des 1000 tr/mN (c'est bien revissé - ok ).

Attention, prise en main.

Pascal, n'aura aucun problème à trouver son aise sur la moto (à part peut être les genoux qui tapent contre le cadre), petit ou grand, il suffit de s'asseoir et de poser les mains sur les guidons...

Par contre l'automobile Martin s'est révélée beaucoup moins prêteuse que la moto!

Un conseil, si vous mesurez 1m85, si vous êtes passionné par les kit seven de Martin, je ne vous dirais pas de laisser tomber, ce serait dommage, mais il faudra faire des concessions! Soit préférer une autre marque ou un autre modèle Martin, soit souffrir sur des trajets trop longs !

Je m'encastre dans l'habitacle, c'est pas que je sois gros ou costaud, loin de là même! Mais il a fallu que j'enlève mon cuir pour trouver mon aise... enfin assis, je rigole, j'ai un pied coincé derrière les pédales d'accélérateur et de frein, mon genoux gauche touche la portière, et le droit le frein à main... et pour finir le volant frotte sur mes deux cuisses... on va rire! C'est génial... Bon, je me recale... enfin c'est ok! ma position ne bougera plus, d'ailleurs, je ne peux plus bouger... le volant frotte sur les genoux, mes mains le tiennent à 10 H 10, le frein à main est descendu, mes pieds se touchent et ma chaussure droite frôle le frein et l'accélérateur en même temps... il va falloir jouer comme ça! En plus il faut embrayer et débrayer comme ça... je ne peux plus bouger le pied gauche...mais il va falloir!

Vite, Vite il faut rouler maintenant avant que les premières crampes n'apparaissent, direction Vitré, quatre voies puis belle départementale sinueuse de campagne... ça me semble bien pour tester les mécaniques... C'est parti... un motard Martin roule en auto Martin, un automobiliste Martin roule en moto Martin... le convoi s'élance... Je ne cache pas que la vue que j'ai derrière le pare-brise est splendide, un long bec bleu qui s'affine au bout (loin loin devant moi...!) et les deux optiques miroirs, je m'y vois même! Tout petit, mais je m'y vois quand même! C'est "class", très class ! Malgré une position pas très à l'aise, la seven est très maniable, je braque à peine le petit volant, c'est tout l'ensemble qui chavire aussitôt, j'ai une impression bizarre.... Une ambiance ... Un mélange de luxe, de sport, de collection, de puissance, c'est quand j'arrive sur la voie rapide que tous ces éléments se retrouvent, à peine au niveau des vitres des autres voitures, je sens qu'on me regarde de partout ! J'appuis un peu sur l'accélérateur, le ronronnement est très agréable, viril même! Je double des voitures, j'aperçois Pascal dans mon minuscule rétroviseur intérieur, l'optique du Martin (moto) me suit...J'ai l'impression que tout le monde se traîne, et mon compteur n'indique que 80 km/h, sur une portion de route où le flot stagne à 110 - 120 logiquement... pas de raison que je n'y sois pas non plus.... et alors nous verrons ce que tracte le moteur escort! J'accélère, et ça part de suite, en 4ième , en 5ième, impressionnant, je roule très rarement en voiture mais le peu que j'ai pu conduire n'avait ce répondant, c'est magique, cette seven se conduit comme une moto...presque! 120 sur la route, ça roule, je prends vite note d'un autre petit inconvénient dû à ma taille, ce matin là, Pascal avait laissé les portes, mais pas la capote, alors plus je roule et plus mes cheveux se permanentent, mes oreilles se ventilent, et l'air frais du matin gris m'asphyxie. Au cas où je n'aurais pas été réveillé, cela aurait été chose faite! Pascal passe devant, ma moto me double! Puis je le redouble avant la sortie Chateaugiron, direction Vitré à présent par les routes départementales. Enfin, je respire mieux, mais ma permanente est toujours en cours... Nous faisons route vers Vitré, je roule entre 80 et 110, ça roule bien, et le moteur le réclame, même ici, les voitures se traînent, alors je les double, sans aucun problème, en restant en cinquième, rapide et précise, en gardant toujours bien les mains sur le volant, sinon, j'ai l'impression de partir à côté, ce doit être le fait de n'être qu'à quelques centimètres du sol... du diamètre du volant, de la longueur du capot (pas si énorme pourtant) . Mais la direction est précise, elle va où le volant indique, alors au conducteur d'être pointilleux, surtout que la Martin semble tenir la route mieux qu'une autre...! Dans les petits villages, je passe les vitesses avec le bout de la paume de la main pour ne pas écraser mes petits doigts sur le tableau de bord ou une multitude de petits compteurs s'accumulent... Bientôt je vois le clocher de Vitré, il va falloir trouver un bas-côté pour se stopper...

Chose faite, on se gare, je me libère de l'auto, comme un pilote de formule 1 sort de son étroite voiture, Pascal vient à ma rencontre, souriant, il me dit: "au fait, le compteur est en miles..........!" Oh merde! Voilà pourquoi ce matin, j'avais l'impression que tout le monde respectait les limitations de vitesse, ce petit compteur m'a bien trompé, et j'ai même douté à un moment, mais il affichait un maximum de 220, étonnant aussi pour un compteur en miles, mais non. En tout cas cet essai aura été plus rapide que prévu, en cruisant à 140 - 160 malgré moi! Je suis content, ma permanente a réussi et la Martin m'a enchantée.

Nous irons en discuter autour d'un café en terrasse, dans le petit bourg de Vitré, les deux mécaniques bleues des Sables d'Olonnes stationnées non loin de nous, attirant la curiosité des passants.

Fin de matinée déjà, c'est maintenant que le soleil apparaît, on papote, on papote, on cause de site web..., on cause de faire rencontrer des autos et des motos Martin..., si un tel projet pouvait voir le jour ? pourquoi ? comment ? qui ? que ? quoi ? dont ? où ?

Chacun commente son histoire Martin, son expérience Martin, sa vie Martin quoi...!

Et il me semble que l'on pourrait y passer une soirée entière, entre seulement deux passionnés de Martin, alors avec plusieurs, motos et autos comprises, il n'en faudrait pas moins d'un week-end, l'idée n'est alors pas si mauvaise. C'est marrant parce que rien n'est trop différent en fin de compte, parce que d'autos ou de motos, autour d'un seul magicien, quelques hommes, automobilistes ou motards, des personnes pourtant différentes, pas forcément motivées par les mêmes choix, s'animent pour conserver et faire rouler des MARTIN.

Alors, ce fut un chouette dimanche " Martin ", et pour faire une conclusion aussi belle et émouvante qu'une seule des réalisations de Georges, je dirais que peu importe le bocal, l'important c'est ce qu'il y a dedans! ...ici, c'est la passion.

Samuel LEFOUR, "Bubba" PURSUIT RACERS GROUP

 

PETITE REVUE DE PRESSE

Nous sommes début Août, vautré sur mon drap de bain je peaufine mon bronzage en prévision du RAID MARTIN en Tchéquie. Il fait beau et chaud, les filles sont belles, tout va bien.

Ce matin, avec la femme de ma vie, nous faisons quelques courses au marché: moi, je porte les sacs. Sur le retour, petite halte chez le marchand de journaux ... j'arpente le rayon autos, histoire de trouver une lecture de plage, mais... que des revues de beauf : "Que choisir ? Scenic ou Picasso ?", ou bien "essai comparatif des galeries de toit", ou encore "faites le vous-même: comment vider le cendrier de votre Rolls". Et puis là, coincé entre "Notre Temps" et "Gay Boys", un "canard" avec en couverture une SEVEN au beau milieu d'autres bolides! J'achète!

De retour sur la plage, j'entreprends la lecture dudit magazine "OPTION AUTO". Je me suis planté grave : du tunning, rien que du tunning ! Quand je pense que j'ai dit non à Pamela Anderson qui voulait que je lui apprenne à nager, ma journée est gâchée... Non, pas tout à fait, car à la page 72 c'est le choc, un vrai moment de bonheur.

On laisse passer une page de Pub et je vous raconte...

Voilà, je vous explique : figurez-vous que tous les ans, au mois de juin, le magazine allemand "SPORT AUTO" organise une confrontation des meilleurs préparateurs autos, histoire de montrer sa suprématie. Pour ce faire, ils recrutent les meilleurs pilotes, leur terrain de jeu n'est autre que le prestigieux circuit d'Okenheim en Allemagne.

Il y a différents plateaux : les petites, les berlines, les coupés, les cabriolets et les GT, pas moins de 75 voitures. Cela va de la Polo à la Golf, des Audi, des BMW en passant par des Mercedes, Subaru, Porsche et autres Ferrari. Toutes ces voitures ont reçu des préparations monstrueuses, pensez: des Polo VR6 de 380 ch., des Golf de 354 ch., des Audi de 250 à 300 ch., des BM et Mercedes de 300 à 435 ch., et enfin des Maserati, Ferrari et Porsche de 370 à 550 ch., une paille !

Et la SEVEN de la couverture, me direz-vous?

J'y arrive, je vous l'ai gardée pour la fin. Bon, d'accord, je vous l'accorde, ce n'est pas une MARTIN, mais cela lui ressemble. En fait, c'est une DONKERWORT. Une Donk pour nous les intimes. Après tout, une Donk c'est une MARTIN qui a mal tourné! Oui, c'est comme je vous le dis, au milieu de ces monstres d'acier, s'était invitée cette Donk pur jus d'origine, une simple D8R de 180ch. ; la même que celle de mon curé de village ou votre concierge d'immeuble... Elle fait presque pitié tellement elle paraît fragile et sous-alimentée face aux 74 brûleurs de bitume...

La horde s'est mise en route, les tours s'alignent, les chronos tombent : fantastique le temps des Porsche. La SEVEN entre en scène, certains se pincent pour ne pas rire, mais jaune sera le rire, car notre DONK abat des chronos époustouflants, au final on fait les comptes, la sanction tombe :

1 ère: une Porsche 996 GT3, 375 ch., en 1'11''47

2ème: la DONK, en 1'12''64, juste devant une autre Porsche 993 turbo de 550 ch. à 3 centièmes. Les meilleures BMW sont à 5 secondes, et la Ferrari Maranello 500 ch. à 15 secondes !!

Je jubile, mon magazine ne me quitte plus, je le relis tous les jours, je me sens fier, moi qui possède une MARTIN SEVEN !

De retour de vacances, j'ai prêté mon magazine à mon curé, depuis, il porte casque en cuir, lunettes Climax, et sous sa soutane, j'ai cru apercevoir un caleçon à damiers... Saint Homme ce père Seven !

Si vous aussi vous voulez lire en détail cette confrontation, précipitez-vous chez votre marchand de journaux, et commandez le numéro de juillet/août d'OPTION AUTO n°113. Depuis, il est vendu avec une boîte d'Aspirine...

Christian LEROY