La revue "Online" Extraits de la revue du club La revue "Online"

N°26 - Juillet 2001

 

EDITO

Cette revue vous permettra de passer un certain temps en notre compagnie puisqu'elle est riche en événements.

Vous y trouverez les sorties du Mont St Michel, du Quercy, de Lédenon et de Stoneleigh. Vous aurez la réponse à vos nombreux mails à propos des amortisseurs.

Bonne nouvelle : l'album photos est repris par Yann SAMSON.

Nous vous donnons des nouvelles de notre site internet qui est de plus en plus fréquenté, puisque nous avons dépassé les 41000 visiteurs. Est jointe à cette revue la liste des membres du club mise à jour pour 2001 et également un bon de commande des vêtements et gadgets auquel nous vous demandons de répondre rapidement, car il n'y aura qu'une commande par an pour la bonne raison qu'à plus de 300 membres il devient impossible de gérer les tailles et les couleurs, merci de votre compréhension. Le raid Martin c'est pour bientôt, Robert retombera-t-il en panne en traversant l'Espagne? Vous le saurez en lisant les prochaines aventures des Martin au Portugal.

Bonnes vacances à tous en Martin&ldots;

Denis TURROU

TROP C’EST TROP !

Attention, histoire vraie !

Cela fait bien longtemps que je passe régulièrement mes vacances dans le sud du côté de Saint Tropez, cela fait longtemps qu’en matière d’automobile que je ne m’étonne plus de rien. Mais là, c’est trop, je craque !

Et oui, je me souviens, au plus loin, ça devait être dans les années 88/89, de cette belle auto blanc nacré garée au coin de la rue. J’avais 17 ans, et je savais que bientôt moi aussi je possèderai une Martin Super Seven. Plus tard, toujours au même endroit, je n’étais plus surpris d’y croiser de merveilleuses autos. Je me souviens de ce monstre noir mat haut sur pattes aux allures de grosse GT au volant de laquelle se trouvait Bernard Darniche ( c’était le proto de la Méga Track) qui déambulait dans les rues de Port Grimaud. Puis, cette belle F40 avec Philippe Bouvard à son volant. Puis la F50 flambant neuve garée sur une petite place de Saint Tropez qui venait vraisemblablement d’être livrée à son fortuné propriétaire (comme en témoignait cette inscription de félicitations sur un coin du capot). Quelques temps après, toujours dans les rues de Saint Tropez, un soir du mois d’août, au détour d’une petite rue, cette silhouette familière, basse, qui se rapprochait :

« -Tiens, une Vertigo&ldots;. tiens, elle n’a pas de volant&ldots;. tiens, le conducteur la contrôle avec un joystick&ldots;.. mais&ldots;.mais&ldots;c’est Philippe Streiff » .

Etonnant, non ? Puis, cette monstrueuse Aston Martin Vantage (600 cv) qui a fait la une de la presse locale et qui portait toujours sur son pare-choc les stigmates d’un accrochage avec un cycliste (il s’agissait à l’époque de l’impresario d’Ophélie Winter). Vous vous demandez où je veux en venir ? Et bien cette fois il s’agit de mes dernières vacances, à la mi-avril. Ce jour là, temps maussade et température de saison (pour le sud de la France), nous décidons de visiter dans les terres, la Chartreuse de la Verne, très ancien monastère qui se trouve entre Grimaud et Collobrières, sur les hauteurs. Quelle belle route, très sinueuse, pas très large, nombreuses épingles, bref un paradis pour qui veut attaquer. Puis, vint ce virage : devant moi, au loin, une forme que je connais et que j’ai rapidement assimilée. Cette forme, « habituellement » on la voit de profil , de devant ou de derrière, mais pas verticalement. Première impression, surtout de part la couleur jaune très pétard :

«- tiens, une voiturette de manège en position verticale (drôle d’impression) »

Deuxième virage et deuxième impression qui confirme les soupçons :

« - bon sang, c’est une Cobra» ( d’abord ! ! puis ? ? )

Jusque là, rien d’inhabituel tout le monde en croise.

« - bon sang, c’est une vraie ! » Ca, c’est moins habituel surtout quand celle-ci est bardée d’autocollants, qu’elle se trouve en contrebas du parapet, en position verticale, et l’avant embrassant amoureusement et délicatement un arbre. Ça c’est rude ! En haut du parapet, un homme et une femme en tenue d’attaque (combinaison, bottine &ldots;.) portable à la main, a priori décontractés. Médusé, je m’arrête, baisse ma vitre, leur demande si ça va. Réponse immédiate et très nonchalante :

« -Ca va, pas de problème »

Je remonte ma vitre, et redémarre nonchalamment aussi. Cette scène, il faut l’imaginer au ralenti ! ! !

Puis, sur la route un peu plus loin, Mercedes 300SL papillon, 4x4 et Voyager semble voler à leur rescousse. Sur le Voyager, je lis rapidement « Assistance Tour&ldots;&ldots;. ». Peut être s’agit-il d’un reste du tour de France auto.

Étonnant non !

Mais la journée n’est pas terminée. Nous arrivons à la Chartreuse de la Verne (il faut le vouloir compte tenu de l’état de la route). La visite se déroule bien, puis nous croisons au détour d’un escalier et là je vous le donne en mille (ça, ça ne s’invente pas) le Roi et la Reine de Suède accompagnés de leurs 2 filles (dont la Princesse héritière) et de ce qu’il semble être la cousine (là c’est la Norvège) et tout ça en civil sans apparemment de garde du corps ( ils possèdent une maison sur les hauteurs de Sainte Maxime, et sont apparus quelques jours après dans la presse locale). Et là j’ai rien fumé, c’est véridique ! ! !

Étonnant non !

Retour vers le bercaille en passant par la même route histoire éventuellement de récupérer quelques pièces sur la Cobra. Tiens, elle a disparu ! Seules traces laissées : 2 empreintes de gomme sur 2/3 mètres, ça n’a pas dû être violent, ou alors l’attaque ne devait pas être spectaculaire.

Plus loin, au bord de la route qui s’élargit : break Mercedes, 4x4, plateau, Cobra jaune sur la plateau. Ça ne doit pas être le moment de taper la causette avec eux. Je file avec ce souvenir. Malheureusement, je n’avais aucun appareil photo ce jour là, ni les autres jours d’ailleurs.

Mais c’est pas terminé tout ça !

C’est que quelques jours après au détour d’une route similaire (celle du Plan de la Tour pour les intimes), un panneau attire mon œil (d’ailleurs j’en ai 2&ldots;&ldots;.des yeux) :

« -Stopppppppp&ldots;&ldots;, demi tour ! »

C’est pas vrai, c’est le pompon, un panneau publicitaire pour un petit garage local avec un dessin que tout le monde connaît. C’est le dessin d’une Seven folle qui illustrait les plaquettes du bon Georges. Cette fois je suis revenu avec un appareil photo et je l’ ai prise cette P&ldots;.. de photo !

Étonnant non !

C’est vrai, j’ai craqué, une expérience de trop et je raconte tout mais c’est tellement vrai tout ça que je ne pouvais pas tout garder pour moi.

Hervé GROSJEAN

Les motos Martin ont maintenant leur club...
Martin bikes have their club now...

 

 


Association loi 1901

Siège Social : 5 rue des Pervanches - Le Beignon Basset
85170 Le Poiré sur vie (France)
Téléphone : 06 71 39 09 64 Fax -. 02 51 34 10 77

 


 

1970 ! ... Après avoir doucement laissé mourir une à une l'ensemble ses marques motocyclistes emblématiques seule Motobècane survit encore à l'époque, la France découvre avec délice le plaisir de rouler sur des motos fiables, aseptisé qui démarrent à la première sollicitation. Le phénomène japonais est amorcé et l'Europe industrielle à l'origine de ce merveilleux moyen de locomotion, vient une fois de plus de laisser échapper sa chance.

Tout n'est cependant pas parfait au pays des café racer et celui qui aime la conduite des motos sportives est loin d'y trouver son compte. Seuls des accessoiristes sont en mesure de transformer le cheval de trait en pur-sang, à grand renfort de jantes à bâtons, frein avant, double disques, guidons bracelets, ensemble selle réservoir racing ext..... La réalisation n'est du reste, pas toujours du plus bel effet esthétique.

Un vendéen, Georges Martin, s'en est très vite rendu compte. Passionné de motos sportives et possesseur de belles machines anglaises, il fabrique déjà artisanalement des carénages, des réservoirs ; , des selles en polyester qui permettront aux propriétaires de japonaises de relooker l'objet de leurs rêves et se croire au guidon d'une machine de Grand Prix. La fabrication des accessoires lui a déjà valu une belle réputation dans les milieux branchés.

Cependant, il ne lui échappe pas que les productions nippones du marché, a une faille énorme : le cadre dont la rigidité est souvent défaillante et gage d'une tenue de route aléatoire.

Fin technicien, excellent dessinateur, Georges Martin va se mettre à la planche à dessin. Il construira la moto de ses rêves et la commercialisera ; c'est décidé.

Le cadre ! ...Il a déjà son idée : compact, bas, rigide, esthétique (chromé) soudure impeccable, il sera conçu autour d'une poutre maîtresse.

Le moteur ! ...Un ensemble mécanique le fascine, il s'agit de celui de la CB 750 Honda, 4 cylindres, puissant, du couple, une sonorité du diable, facile à préparer.

L'esthétique ! ...Habiller une moto n'a plus de secret pour lui, il donnera donc à sa belle les plus beaux atours avec tous les soins d'un grand couturier.

D'autre part, la notoriété des moteurs disponibles sur le marché, assurera au Martin de multiples versions et développements. KAWASAKI, YAMAHA, SUZUKI, BMW, DUCATI, prendront place dans lé-célèbre cadre chromé. Par ailleurs, Martin ajoute à sa gamme de nombreux accessoires, dont les fameux échappements 3enl pour 2 temps adaptables sur les Kawa et Suzuki Trois cylindres ainsi qu'une grande variété de 4enl pour divers multi-cylindres 4 temps du marché.

Cependant Georges Martin comprit vite vers les années 1984-1985, que l'arrivée des sportives réplicas déclinées par les grandes marques, allait sonner le glas des artisans. Après avoir fabriqué 5800 partie-cycle il opéra donc rapidement sa reconversion vers l'automobile et la réalisation de répliques réputées de Lotus Seven, Cobra, et Ford GT 40. Mais ceci est une autre histoire.

Aujourd'hui les motos Martin font toujours rêver et trente ans après, nombreuses sont celles en excellent état de marche qui roulent de Paris à Los Angeles, Amoureusement entretenues, elles continuent à apporter beaucoup de satisfactions à leurs utilisateurs.

Le motos martin club of world a vu le jour et contribue à enrichir le patrimoine de la marque française, sportive-de l'après guerre qui n'a pas fini, du reste, d'en étonner plus d'un, car il ne serait pas impossible de revoir de nouveau Martin sur les routes. Nous en reparlerons, peut- être d'ici peu car l'histoire de Martin est loin d'être close.

Site Motomartin