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TROP C’EST TROP !
Attention, histoire vraie !
Cela fait bien longtemps que je passe
régulièrement mes vacances dans le sud du
côté de Saint Tropez, cela fait longtemps qu’en
matière d’automobile que je ne m’étonne
plus de rien. Mais là, c’est trop, je craque !
Et oui, je me souviens, au plus loin, ça
devait être dans les années 88/89, de cette belle auto
blanc nacré garée au coin de la rue. J’avais 17
ans, et je savais que bientôt moi aussi je possèderai
une Martin Super Seven. Plus tard, toujours au même endroit,
je n’étais plus surpris d’y croiser de
merveilleuses autos. Je me souviens de ce monstre noir mat haut sur
pattes aux allures de grosse GT au volant de laquelle se trouvait
Bernard Darniche ( c’était le proto de la Méga
Track) qui déambulait dans les rues de Port Grimaud. Puis,
cette belle F40 avec Philippe Bouvard à son volant. Puis la
F50 flambant neuve garée sur une petite place de Saint
Tropez qui venait vraisemblablement d’être
livrée à son fortuné propriétaire
(comme en témoignait cette inscription de
félicitations sur un coin du capot). Quelques temps
après, toujours dans les rues de Saint Tropez, un soir du
mois d’août, au détour d’une petite rue,
cette silhouette familière, basse, qui se rapprochait :
« -Tiens, une Vertigo&ldots;. tiens,
elle n’a pas de volant&ldots;. tiens, le conducteur la
contrôle avec un joystick&ldots;..
mais&ldots;.mais&ldots;c’est Philippe Streiff »
.
Etonnant, non ? Puis, cette monstrueuse Aston
Martin Vantage (600 cv) qui a fait la une de la presse locale et
qui portait toujours sur son pare-choc les stigmates d’un
accrochage avec un cycliste (il s’agissait à
l’époque de l’impresario d’Ophélie
Winter). Vous vous demandez où je veux en venir ? Et bien
cette fois il s’agit de mes dernières vacances,
à la mi-avril. Ce jour là, temps maussade et
température de saison (pour le sud de la France), nous
décidons de visiter dans les terres, la Chartreuse de la
Verne, très ancien monastère qui se trouve entre
Grimaud et Collobrières, sur les hauteurs. Quelle belle
route, très sinueuse, pas très large, nombreuses
épingles, bref un paradis pour qui veut attaquer. Puis, vint
ce virage : devant moi, au loin, une forme que je connais et que
j’ai rapidement assimilée. Cette forme, «
habituellement » on la voit de profil , de devant ou de
derrière, mais pas verticalement. Première
impression, surtout de part la couleur jaune très
pétard :
«- tiens, une voiturette de manège en
position verticale (drôle d’impression) »
Deuxième virage et deuxième
impression qui confirme les soupçons :
« - bon sang, c’est une Cobra» (
d’abord ! ! puis ? ? )
Jusque là, rien d’inhabituel tout le
monde en croise.
« - bon sang, c’est une vraie !
» Ca, c’est moins habituel surtout quand celle-ci est
bardée d’autocollants, qu’elle se trouve en
contrebas du parapet, en position verticale, et l’avant
embrassant amoureusement et délicatement un arbre. Ça
c’est rude ! En haut du parapet, un homme et une femme en
tenue d’attaque (combinaison, bottine &ldots;.) portable
à la main, a priori décontractés.
Médusé, je m’arrête, baisse ma vitre,
leur demande si ça va. Réponse immédiate et
très nonchalante :
« -Ca va, pas de problème »
Je remonte ma vitre, et redémarre
nonchalamment aussi. Cette scène, il faut l’imaginer
au ralenti ! ! !
Puis, sur la route un peu plus loin, Mercedes
300SL papillon, 4x4 et Voyager semble voler à leur
rescousse. Sur le Voyager, je lis rapidement « Assistance
Tour&ldots;&ldots;. ». Peut être
s’agit-il d’un reste du tour de France auto.
Étonnant non !
Mais la journée n’est pas
terminée. Nous arrivons à la Chartreuse de la Verne
(il faut le vouloir compte tenu de l’état de la
route). La visite se déroule bien, puis nous croisons au
détour d’un escalier et là je vous le donne en
mille (ça, ça ne s’invente pas) le Roi et la
Reine de Suède accompagnés de leurs 2 filles (dont la
Princesse héritière) et de ce qu’il semble
être la cousine (là c’est la Norvège) et
tout ça en civil sans apparemment de garde du corps ( ils
possèdent une maison sur les hauteurs de Sainte Maxime, et
sont apparus quelques jours après dans la presse locale). Et
là j’ai rien fumé, c’est véridique
! ! !
Étonnant non !
Retour vers le bercaille en passant par la
même route histoire éventuellement de
récupérer quelques pièces sur la Cobra. Tiens,
elle a disparu ! Seules traces laissées : 2 empreintes de
gomme sur 2/3 mètres, ça n’a pas dû
être violent, ou alors l’attaque ne devait pas
être spectaculaire.
Plus loin, au bord de la route qui
s’élargit : break Mercedes, 4x4, plateau, Cobra jaune
sur la plateau. Ça ne doit pas être le moment de taper
la causette avec eux. Je file avec ce souvenir. Malheureusement, je
n’avais aucun appareil photo ce jour là, ni les autres
jours d’ailleurs.
Mais c’est pas terminé tout ça
!
C’est que quelques jours après au détour
d’une route similaire (celle du Plan de la Tour pour les
intimes), un panneau attire mon œil (d’ailleurs
j’en ai 2&ldots;&ldots;.des yeux) :
« -Stopppppppp&ldots;&ldots;, demi
tour ! »
C’est pas vrai, c’est le pompon, un
panneau publicitaire pour un petit garage local avec un dessin que
tout le monde connaît. C’est le dessin d’une
Seven folle qui illustrait les plaquettes du bon Georges. Cette
fois je suis revenu avec un appareil photo et je l’ ai prise
cette P&ldots;.. de photo !
Étonnant non !
C’est vrai, j’ai craqué, une
expérience de trop et je raconte tout mais c’est
tellement vrai tout ça que je ne pouvais pas tout garder
pour moi.
Hervé GROSJEAN
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1970 ! ... Après avoir doucement
laissé mourir une à une l'ensemble ses marques
motocyclistes emblématiques seule Motobècane survit
encore à l'époque, la France découvre avec
délice le plaisir de rouler sur des motos fiables,
aseptisé qui démarrent à la première
sollicitation. Le phénomène japonais est
amorcé et l'Europe industrielle à l'origine de ce
merveilleux moyen de locomotion, vient une fois de plus de laisser
échapper sa chance.
Tout n'est cependant pas parfait au pays des
café racer et celui qui aime la conduite des motos sportives
est loin d'y trouver son compte. Seuls des accessoiristes sont en
mesure de transformer le cheval de trait en pur-sang, à
grand renfort de jantes à bâtons, frein avant, double
disques, guidons bracelets, ensemble selle réservoir racing
ext..... La réalisation n'est du reste, pas toujours du plus
bel effet esthétique.
Un vendéen, Georges Martin, s'en est
très vite rendu compte. Passionné de motos sportives
et possesseur de belles machines anglaises, il fabrique
déjà artisanalement des carénages, des
réservoirs ; , des selles en polyester qui permettront aux
propriétaires de japonaises de relooker l'objet de leurs
rêves et se croire au guidon d'une machine de Grand Prix. La
fabrication des accessoires lui a déjà valu une belle
réputation dans les milieux branchés.
Cependant, il ne lui échappe pas que les
productions nippones du marché, a une faille énorme :
le cadre dont la rigidité est souvent défaillante et
gage d'une tenue de route aléatoire.
Fin technicien, excellent dessinateur, Georges
Martin va se mettre à la planche à dessin. Il
construira la moto de ses rêves et la commercialisera ; c'est
décidé.
Le cadre ! ...Il a déjà son idée :
compact, bas, rigide, esthétique (chromé) soudure
impeccable, il sera conçu autour d'une poutre
maîtresse.
Le moteur ! ...Un ensemble mécanique le fascine,
il s'agit de celui de la CB 750 Honda, 4 cylindres, puissant, du
couple, une sonorité du diable, facile à
préparer.
L'esthétique ! ...Habiller une
moto n'a plus de secret pour lui, il donnera donc à sa belle
les plus beaux atours avec tous les soins d'un grand couturier.
D'autre part, la notoriété des
moteurs disponibles sur le marché, assurera au Martin de
multiples versions et développements. KAWASAKI, YAMAHA,
SUZUKI, BMW, DUCATI, prendront place dans
lé-célèbre cadre chromé. Par ailleurs,
Martin ajoute à sa gamme de nombreux accessoires, dont les
fameux échappements 3enl pour 2 temps adaptables sur les
Kawa et Suzuki Trois cylindres ainsi qu'une grande
variété de 4enl pour divers multi-cylindres 4 temps
du marché.
Cependant Georges Martin comprit vite vers les
années 1984-1985, que l'arrivée des sportives
réplicas déclinées par les grandes marques,
allait sonner le glas des artisans. Après avoir
fabriqué 5800 partie-cycle il opéra donc rapidement
sa reconversion vers l'automobile et la réalisation de
répliques réputées de Lotus Seven, Cobra, et
Ford GT 40. Mais ceci est une autre histoire.
Aujourd'hui les motos Martin font toujours
rêver et trente ans après, nombreuses sont celles en
excellent état de marche qui roulent de Paris à Los
Angeles, Amoureusement entretenues, elles continuent à
apporter beaucoup de satisfactions à leurs utilisateurs.
Le motos martin club of world a vu le jour et
contribue à enrichir le patrimoine de la marque
française, sportive-de l'après guerre qui n'a pas
fini, du reste, d'en étonner plus d'un, car il ne serait pas
impossible de revoir de nouveau Martin sur les routes. Nous en
reparlerons, peut- être d'ici peu car l'histoire de Martin
est loin d'être close.
Site Motomartin
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