La revue "Online" Extraits de la revue du club La revue "Online"

N°33 - Janvier 2003

 

Couverture de la revue 34

EDITO

Parce que nous sommes plus exposés que les autres et que les frontières de la législation sont très vite franchies, ce numéro consacre, sous la plume de Robert, quelques lignes à ces risques. Vous y trouverez aussi la réception à titre isolé.

La technique y tient toujours une bonne place avec la droite de BOBILIER de Pascal, l'échappement et le freinage de Jean Christophe&ldots;

Et puis, parce quelques participants l'ont demandée, la liste des CORSICA RAIDERS 2003.

Les mécaniques sont prêtes, les beaux jours arrivent, c'est le moment de sortir la Belle. Je souhaite à chacun beaucoup de plaisir au volant de sa MARTIN.

Jean-Louis DARTIAILH

 

 

 

Attention ! Les MARTIN étant des véhicules homologués par type (hors la GT 40), les modifications ou conseils que vous trouverez dans la présente revue doivent être soumis (réception à titre isolé) à l'accord préalable des Mines (DRIRE) pour une utilisation sur route en France. Dans le cas d'autres pays ou pour une utilisation en compétition, vous êtes tenus de vous assurer de la conformité de ces modifications aux lois et règlements en vigueur.

La responsabilité du Club Automobile MARTIN ne pourrait en aucun cas être engagée, même partiellement, pour l'application de tout ou partie des conseils ou modifications présents dans la revue.

Article

Le fameux décret sur l'amiante est enfin paru au Journal Officiel du samedi 28 décembre 2002. Alors que dans ses premières versions, il interdisait la vente de tous les types de véhicules contenant de l'amiante (que ce soit dans les freins, les joints de culasse, les disques d'embrayage ou les tapis d'isolation moteur), il a restreint son champ d'application aux seules plaquettes de freins à disques. Souvenez-vous, l'an dernier à la même période, tout le monde s'affolait au sujet d'un décret entrant en vigueur le 1er janvier 2002 visant à interdire " la fabrication, la transformation, la vente, l'importation, la mise sur le marché et la cession à quelque titre que ce soit de toutes variétés de fibres d'amiante et de tout produit en contenant ". Chaque vendeur de voiture était potentiellement sous le risque de faire expertiser, voire désamianter sa voiture au niveau des freins, du joint de culasse, des tapis d'isolation moteur et de l'embrayage.

Le Gouvernement de l'époque avait gelé l'application de ce décret et engagé une concertation permettant une solution équilibrée entre les consommateurs, les impératifs de santé publique et les professionnels de la filière automobile. Cette nouvelle mouture est bien plus coulante que la première puisque c'est seulement lors des opérations de vente que la question se pose, et encore se limite-t-elle uniquement aux "plaquettes de freins à disques" dorénavant. Ces dernières sont d'après les experts, les seules pièces à dégager des particules d'amiante nocives et de surcroît les seules à pouvoir être vérifiées facilement. Les garnitures de freins à tambours sont notamment exclues du champ d'application de ce décret.

Les vendeurs de véhicules construits avant le 1er janvier 1997 devront, par présentation d'une facture, justifier de la présence de plaquettes sans amiante. Une facture de garagiste devrait d'ailleurs suffire à attester de l'opération, aucun certificat officiel n'étant envisagé. Par contre un certain flou entoure encore cette notion de facture portant sur la "présence" et non pas "l'acquisition" de plaquettes certifiées sans amiante. La filière professionnelle n'a pas oublié de faire pression pour tirer les marrons du feu et tenter d'éviter le montage des plaquettes par les particuliers. Et on ne sait toujours pas à qui il faut fournir le justificatif. Autre aspect de ce décret, cette question de plaquettes ne saurait bloquer aucune transaction de véhicule.

Le décret amiante est entré en vigueur pour tous les véhicules vendus à partir du 1er janvier 2003. Qu'on se le dise !

pleviez@flat4ever.com, transmis par Pascal SOCHA

ROULER AU SANS PLOMB : PRODUIT MIRACLE OU POUDRE DE PERLIMPINPIN ?

Lors de ma visite au dernier salon Rétromobile, à Paris, Porte de Versailles, j'ai découvert, sur deux stands différents, une solution, d'une grande simplicité, qui permet de rouler à l'essence sans plomb avec des moteurs qui n'y étaient pas prévus, à l'origine, et sans le moindre inconvénient, bien au contraire, au dire des prospectus. Ces deux solutions, d'ailleurs basées sur le même principe, s'appellent toutes deux "catalyseurs".

L'une, le catalyseur Broquet, de chez B2H (www.b2h-db.com), propose des pastilles en forme de demi sphères d'aspect métallique, d'environ 2cm de diamètre, enserrées dans un fourreau en grillage métallique, que l'on jette dans le réservoir d'essence, pastilles en quantité variable selon la cylindrée du moteur. Et hop ! On peut rouler au sans plomb quasiment jusqu'à la fin de vie du véhicule, puisque cela reste actif pendant 250000km ou 7500 heures environ. Aucune explication concernant son principe de fonctionnement, si ce n'est qu'il a été mis au point par l'armée de l'air au début des années 40.

L'autre, le catalyseur Econogreen, distribué par la Sté CAR-NETT, fonctionne avec les mêmes demi sphères métalliques, mais celles-ci sont enfermées dans une cartouche métallique (un peu comme un gros filtre à essence), avec une entrée et une sortie, et que l'on monte sur le circuit d'arrivée d'essence, au plus près du carburateur. Là, le prospectus nous dit que la cartouche métallique renferme des aimants en ferrite, situés en aval des pastilles métalliques, par rapport au flux d'essence, que le carburant, au contact des pastilles métalliques, principalement composées d'étain et d'antimoine, subit une transformation moléculaire, et que le flux magnétique généré par les aimants en ferrite améliore la combustion de façon significative. Ces cartouches métalliques existent en différentes tailles puisqu'elles contiennent un nombre de pastilles approprié à la cylindrée du moteur.

Et les deux catalyseurs de vanter, outre l'utilisation de sans plomb sur les vieux moteurs, un gain en souplesse du moteur, un gain en couple (jusqu'à 18%), une diminution de la consommation (jusqu'à 15%), une diminution de la pollution (jusqu'à 50%), le tout certifié par des graphiques "avant" et "après" et des courriers de satisfaction de particuliers ou d'entreprises qui les utilisent depuis longtemps &ldots;

J'avoue que je suis resté perplexe devant une telle simplicité de mise en œuvre pour de tels résultats obtenus, pour un produit que pratiquement personne ne semblait connaître jusqu'à il y a peu de temps, et pour un prix de l'ordre de 120€ pour un moteur 2 litres.

Y aurait-il, au club Martin, des membres qui auraient déjà testé ce type d'article ? Pourraient-ils nous dire, sincèrement, ce qu'ils en pensent, et les effets (positifs ou négatifs) constatés.

Car j'aurais tendance à penser : "Trop beau pour être vrai" &ldots;

Claude ROULIN